, , , ), $bb_def = array( array("", "/<bold>([\\s\\S]*?)<\\/bold>/g", "!(.+)!isU", '$1'), array("", "/<underline>([\\s\\S]*?)<\\/underline>/g", "!(.+)!isU", '$1'), array("", "/<ital>([\\s\\S]*?)<\\/ital>/g", "!(.+)!isU", '$1'), array("", "/<strk>([\\s\\S]*?)<\\/strk>/g", "!(.+)!isU", '$1'), array("", "/<color nom=\"(fuchsia|red|yellow|lime|olive|navy|puprle|teal|silver|black|green|blue|aqua|white|maroon)\">([\\s\\S]*?)<\\/color>/g", '!(.+)!isU', '$2'), array("", "/<font nom=\"(Arial|Times|Courrier|Impact|Verdana|Lucida Console)\">([\\s\\S]*?)<\\/font>/g", '!(.+)!isU', '$2'), array("", "/<fontsize valeur=\"(xx-small|x-small|small|large|x-large)\">([\\s\\S]*?)<\\/fontsize>/g", '!(.+)!isU', '$2'), array("", "/<image[ \\w=\"]*>([^\"]*?)<\\/image>/g", '!([^\"]*?)!isU', '$2'), array("", "/<position valeur=\"(left|right|center|justify)\">([\\s\\S]*?)<\\/position>/g", '!(.+)!isU', '
$2
'), //array("", "/<flottant valeur=\"(left|right)\">([\\s\\S]*?)<\\/flottant>/g", NULL, '
$2
'), array("", "/<liste>\s*(
)?\s*([\s\S]*?)\s*(
)?\s*<\/liste>/g", '!(.+)!isU', '
    $1$2
'), array("", "/<puce>([\\s\\S]*?)<\\/puce>\\s*(
)?\\s*/g", '!(.+)!isU', '
  • $1
  • '), array("", "/<link>([\\s\\S]*?)<\\/link>/g", '!(.+)!isU', '$1'), array("", "/<link url=\"([\\s\\S]*?)\">([\\s\\S]*?)<\\/link>/g", '!(.+)!isU', '$2'), array("", "/<email>([\\s\\S]*?)<\\/email>/g", '!(.+)!isU', '$1'), array("", "/<email nom=\"([\\s\\S]*?)\">([\\s\\S]*?)<\\/email>/g", '!(.+)!isU', '$2'), array("", "/<math>([\\s\\S]*?)<\\/math>/g", '!(.+)!isU', ''), array("", "/<abrev valeur=\"([\\s\\S]*?)\">([\\s\\S]*?)<\\/abrev>/g", '!(.+)!isU', '$2'), array("", "/<titre nom=\"([\\s\\S]*?)\">([\\s\\S]*?)<\\/titre>/g", '!(.+)!isU', '
    $2
    '), array("", "/<box_infos titre=\"([\\s\\S-]*?)\">([\\s\\S-]*?)<\\/box_infos>/g", '!(.+)!isU', '
    %ART_ICONE_INFOS% Note information: $1
    $2
    '), array("", "/<box_tech titre=\"([\\s\\S-]*?)\">([\\s\\S-]*?)<\\/box_tech>/g", '!(.+)!isU', '
    %ART_ICONE_DANGER% Note technique: $1 - Réservé à un public averti
    $2
    '), array("", "/<box_img cprght=\"([\\s\\S-]*?)\" titre=\"([\\s\\S-]*?)\" link=\"([\\s\\S]*?)\">([\\s\\S]*?)<\\/box_img>/g", '!(.*)!isU', '
    © $1

    $2
    %ART_ICONE_POPUP% Lien vers la taille réelle
    ') ); //Insérez vos propres titres en ajoutant une ligne suivant ce model : array(, $semantique_titres = array( array("Titre de chapitre", "sem-chapter"), array("Titre de partie", "sem-part"), array("Titre de sous-partie", "sem-sspart") );
    Warning: Invalid argument supplied for foreach() in /opt/apps/infosres/www/PUBLIC/common/UI/components/textEditor/textEditor.Class.php on line 129
    Infos-Réseaux.com - [Télécoms] Visite d'un NRA (Répartition cuivre, Commutation et un peu d'ADSL)

    fugue_light-bulb Plusieurs des éléments cités dans ce texte sont pour le moins techniques. C'est pourquoi, il est conseillé d'éluder les passages en rouge (dit "note technique") si l'on n'est pas trop copain avec ce genre de choses. Les "notes d'info", en vert, sont normalement compréhensibles par tout le monde. Bonne lecture.

    Article: [Télécoms] Visite d'un NRA (Répartition cuivre, Commutation et un peu d'ADSL)
    - Informations -
    [Télécoms] Visite d'un NRA (Répartition cuivre, Commutation et un peu d'ADSL)
    miniature article
    Auteur François Lacombe
    Date de publication 22/04/2007
    Dernière mise à jour 17/07/2009
    Nombre de lectures 43402
    Le NRA est l'élément clé de toute la boucle locale puisqu'il abrite la majorité des équipements actifs chargés de la faire fonctionner. Ce peut-être un petit local comme un bâtiment de plusieurs étages, le tout dépendant du nombre de lignes à gérer. Ça n'en fait pas pour autant un endroit très connu du grand public, c'est pourquoi il est proposé ici de détailler les différentes parties qui le composent.

    0.)Avant propos
    Ayant pour vocation d'expliquer la majorité des cas que l'on peut rencontrer, cet article ne pourra se baser sur un exemple de NRA précis mais plutôt sur un ensemble d'infrastructures. Pour certaines raison de confidentialité, l'emplacement exact voire la dénomination de ces infrastructures ne pourra être dévoilée. Il faut également dire que, bien que cette situation n'aie lieu que rarement, des changements profonds peuvent être effectués sur le réseau de France Telecom. Cet article ayant été écrit en 2007, il ne saurait tenir compte des futures évolutions (sauf dans le cadre de mises à jour de la part de son auteur).

    1.)Vocabulaire
    Avant de commencer votre lecture, certains mots se doivent d'être portés à votre connaissance dans le but de bien comprendre ce qui suit.
    Je met donc une liste ci-dessus.


    RE : Répartiteur. Dans cet article, le mot n'aura pas la même valeur que celles que vous avez pu trouver ici ou ailleurs : Assimilé au central Téléphonique parce qu'ils sont tout deux dans le même bâtiment, ici le Répartiteur désigne l'endroit ou les lignes sont brassées. Comme vous allez le voir, il est composé de deux parties, l'une verticale et l'autre horizontale.
    Commutateur : Physiquement, c'est une baie comme on trouve un peu partout. Elle est chargée d'orienter les appels a travers le réseau téléphonique afin que vous puissiez joindre la bonne personne.
    Jarretiere : En télécommunications, la jarretière est le nom donné à la continuité métallique composée de deux fils de cuivre amovibles permettant de faire les raccords entre abonnés.


    Tout d'abord, il faut savoir que l'on dénombre environ 12500 NRA en France, la plupart se situant en campagne et desservant un petit nombre de lignes. Cependant, comme vu dans l'introduction, la taille de ces bâtiments peut parfois atteindre en zone urbaine celle d'un immeuble. Il y a plusieurs raisons : d'une part, les quantités de lignes à gérer sont plus importantes mais d'autre part, France Telecom profite aussi de cette infrastructure immobilière pour installer ses équipements de transmissions et de commutation, qui n'ont plus rien à voir avec la boucle locale. Oui, ce que l'on appelle parfois NRA peut en fait se révéler être un centre clé pour le réseau de communication français.

    Bref, poussons une de leurs lourdes portes à badge et pénétrons à l'intérieur en commençant par l'infra-répartiteur. Bonne visite.

    I. L'infra-répartiteur et le Répartiteur
    Le but principal d'un NRA est de connecter les clients aux équipements qui se situent à l'intérieur.
    C'est pourquoi on y trouve en premier lieu un répartiteur à deux faces qui joue le rôle d'interface, de point d'entrée, vers ces équipements.

    1. L'arrivée des lignes : l'infra-repartiteur
    Dans le répartiteur, les lignes n'arrivent pas par la voie des airs mais plutôt en sous-sol et regroupées dans des câbles de forte capacité (~1800P). La pièce dans laquelle se fait l'arrivée des lignes des clients est appelée l'infra-Répartiteur. Cette pièce est chargée de contenir toutes les épissures (raccords) entre les gaines venant de l'extérieur et celles montant à l'étage du dessus. Mais elle sert aussi parfois d'entrepôt pour les compresseurs : FT met en surpression les câbles afin de se prémunir contre les éventuelles fuites (l'eau présente dans les chambres sous la voirie pourrait pénétrer dans la gaine et endommager le câble). Le dispositif est complété par des équipements de mesure permettant d'évaluer l'importance de la fuite et la distance à laquelle elle se produit. Concrètement ça ressemble à ça:

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=75

    Les gaines sont ensuite divisés en câbles de 448P dans cet endroit afin d'alimenter les têtes verticales du répartiteur se trouvant immédiatement au dessus.

    2.)Le Répartiteur : partie verticale et horizontale
    En grimpant d'un niveau ou deux, on se retrouve dans le Répartiteur cuivre proprement dit. D'ici, les lignes sont triées puis envoyées vers les équipements actifs (Commutateur, DSLAM...) auxquels elles doivent être rattachées. Pour cela, une organisation verticale (côté client, infra-répartiteur) puis horizontale des têtes de câble est effective (coté équipement). Au passage, une tête (de câble) est une sorte de boîtier ou sont disposés des plots, chacun correspondant à une ligne. Les plots servent à réaliser des jarretières entre les têtes afin d'orienter les lignes au bon endroit. Le câble principal (d'où arrivent les lignes) arrive soit par le bas ou par l'arrière. Voici un exemple de tête:

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=76

    Ces têtes verticales sont donc l'autre bout du câble qui part de votre prise téléphonique murale. Une jarretière est établie entre chaque ligne des têtes verticales et chaque plot des têtes horizontales placées de l'autre côté. Encore une petite photo pour illustrer:

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=190


    Le côté horizontal servant pour plusieurs types d'équipements (le DSLAM, les commutateurs...), France Telecom a mis en place des abréviations permettant de déterminer vers quel type d'équipement va tel ou tel plot.

    En voici la liste:

    NE (Numéro d'Equipement) : Un NE est un renvoi vers le commutateur. Uniquement la voix analogique peut passer par là.
    AD (ADSL) : Un plot AD est un point d'entrée vers le DSLAM. Sans filtrage préalable, les hautes et basses fréquences de l'ADSL y passent..
    NR (Numéro de Renvoi) : Un NR est un renvoi des basses fréquence depuis le filtre du DSLAM. On relie généralement un NR vers un NE pour commutation.



    Bien que le côté vertical ne serve qu'à la réception des lignes, le côté horizontal comporte les fameux NE, et aussi les têtes de renvoi vers le DSLAM. C'est donc un point de passage obligé pour la suite des événements.
    C'est à mon sens, tout ce qu'il y a dire sur cette partie du bâtiment. Rien de bien compliqué : avec les jarretières, vos lignes ne sont qu'aiguillées au bon endroit.

    II. La commutation - CAA
    Après son raccordement sur la tête horizontale, une ligne en voix classique (n'ayant pas souscrit à un forfait ADSL) mais aussi la sortie basse freq. du filtre ADSL(si vous êtes en dégroupage partiel mais aussi en ADSL avec Orange) sont renvoyés sur un appareil appelé 'commutateur'. Cette machine est chargée d'aiguiller plusieurs dizaines d'appels simultanément et au final d'établir la communication. Les lignes d'abonnés sont branchées sur une partie de l'appareil ainsi qu'un lien à forte bande passante (une fibre optique par exemple) pour assurer la continuité avec le réseaux de transmission.
    Plusieurs étapes ont lieu lors du passage d'un appel. Parmi celles-ci on identifie la "sélection" qui vise à sélectionner un canal pour établir la communication. Plusieurs commutateur à différentes hiérarchie peuvent entrer un action pour le bon déroulement de l'appel, puisque, vous l'aurez compris, les combinés des abonnés appelant et appelé ne sont pas mis directement en relation.
    Le commutateur n'est cependant pas l'outil utilisé pour les écoutes : lors d'une demande écrite de la part de la Justice, France Telecom établit un renvoi vers les locaux de la gendarmerie sur des paires spécialisées, il ne réalise aucun enregistrement. Il peut néanmoins livrer le contenu des historiques de numérotation et l'identité de ses clients.

    Pour ouvrir une parenthèse sur les réseaux de Voix sur IP (puisque cette technologie a tendance à se démocratiser de plus en plus), il faut savoir que l'établissement d'une communication en général ne passe plus par une multitude de points mais vise surtout à la mise en relation directe de deux "End Points" (contrairement aux communications commutés qui ne mettent pas directement en relation) qui se trouvent à la frontière du réseau IP de l'opérateur, servant ici de support à la communication. Ces "End Points" peuvent aussi bien être les combinés des utilisateurs (c'est presque le cas des Box proposés par votre opérateur respectif puisque c'est en fait la BOX qui joue ce rôle de End Point) qu'une passerelle entre le RTC classique et le réseau IP (on parle alors de Voice Gateway).

    Dans le cadre des réseaux VoIP grands public actuellement déployés, c'est un peu compliqué au niveau de la mise en relation puisque des abonnés IP mais aussi RTC peuvent être joint (et de plus, des identifiants RTC sont encore utilisé : vos numéros de téléphone). Donc, lorsque vous composez un numéro sur votre ligne "gratuite" (VoIP), l'appel est transmit à un commutateur classique RTC qui décidera si oui ou non la communication doit repartir vers un réseau IP, par le biais d'une passerelle (tout dépend à quel réseau est raccordé votre correspondant).
    Fermons la parenthèse.


    1.)Comment sa marche?
    Simple! Prenons l'exemple chronologique d'un appel :


    1: Vous décrochez votre combiné, votre ligne est reliée à un organe du commutateur appelé l'enregistreur ainsi qu'à un marqueur qui déclarera à l'enregistreur qu'il doit écouter ce qui ce passe sur cette ligne puisque le numéro de téléphone à joindre va être transmis par l'abonné.
    2: Vous composez le numéro de votre correspondant, l'enregistreur va enregistrer un à un les chiffres que vous composez et va déterminer en fonction de ce numéro quel commutateur il va devoir joindre pour établir l'appel : chaque chiffre envoyé par l'utilisateur est nommé en fonction des dizaines, centaines, unités...
    3: Les enregistreurs du commutateur auquel vous êtes raccordés sont câblés de telle manières qu'ils savent si tel ou tel numéro de téléphone est rattaché au même commutateur. Dans le cas ou le votre reconnais l'un des siens, votre enregistreur va contacter son semblable au niveau de la ligne de votre correspondant en lui demandant d'envoyer un train de sonnerie puisque quelqu'un cherche à le joindre.
    Dans le cas ou l'enregistreur ne reconnais pas l'un des siens, il sait qu'il ne pourra gérer l'acheminement seul. Il demande alors à un autre commutateur, central, de gérer l'appel (ce commutateur sera appelé de "transit". la communication qui s'établira entre votre commutateur et ce dernier est très simple : votre commutateur se contentera d'envoyer à l'équipement de transit tous les chiffres du numéro, comme vous l'avez fait vous même (et là, re belote, si le commutateur de transit peut acheminer l'appel, c'est gagnée, sinon, on remonte encore d'un cran dans la hiérarchie, etc...).

    4: Votre correspondant décroche, la communication est alors établie et vous vous apprêtez à parler, les commutateurs actuels étant numériques, votre voix sera instantanément compressée suivant une méthode de numérisation (mise en place par France Telecom lui-même sur son réseau) et transmise sous forme de 1 et de 0 à travers le réseau.
    5: Vous en avez terminé avec votre correspondant, vous raccrochez alors. Le marqueur comprend alors que la ligne est fermée, la communication est terminée et le canal est libéré.


    Ce scénario n'est valable bien sur que dans le cas ou les lignes sont libres et un nombre de canaux suffisant est disponible pour contacter l'exterieur: toutes les lignes d'un équipement n'étant pas en communication simultanément, ils n'ont pas été prévu (eux et le réseau) pour traiter plus d'un certain nombre d'appel. Pour accéder au réseau, chaque commutateur possède un certain nombre de canaux pour communiquer avec un autre commutateur. Si il ne lui en reste plus de disponibles au moment ou vous passez votre appel, un message sera diffusé comme quoi toutes les lignes sont occupées.

    Il en va de même si la ligne de votre correspondant est désignée comme 'ouverte' : une tonalité d'occupation vous est alors transmise par le commutateur de rattachement de votre correspondant (n'existant pas de base de donnée remise à jour en temps réel, votre commutateur ne peut pas vérifier à l'avance la disponibilité de la ligne à joindre. Seul le commutateur de rattachement peut fournir le renseignement).

    On distingue aussi deux grands types de commutateurs : Les commutateur publics, ou d'acheminement, de grande capacité généralement et les commutateurs privés, ou PABX qui gèrent quant à eux l'accès d'un parc de téléphone privés (dans une entreprise par exemple) vers l'extérieur (à la différence d'un commutateur d'acheminement, l'accès se fait par des lignes téléphoniques classiques et des numéros téléphoniques normaux) ou bien les communications internes.

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=4

    2.) La mécanique de la numérotation téléphonique
    Le numéro de téléphone identifie un combiné au sein du réseau téléphonique commuté (mais aussi en VoIP, aujourd'hui). L'attribution de ces numéros (également appelés "NA" pour Numéro d'Abonné) est établie par la mise en place d'un plan de numérotation, national le plus souvent.

    Il identifie donc un abonné mais pas seulement : sa constitution informe aussi sur les différents équipements à contacter pour établir la communication. En commençant tout d'abord par pays, on peut affiner jusqu'au numéro du commutateur de rattachement de l'abonné, comme nous pouvons le voir ci-dessous.

    Le plan français de numérotation datant de 1996 prône une numérotation à 10 chiffres et de manière géographique. Les numéros attribués suivant se plans suivent le modèle suivant :
    E Z AB PQ MCDU dont les variables représentent les informations suivantes:

    E : Exploitant de la ligne
    Z : Zone géographique (au nombre de 5 en France)
    AB : Zone de classe 3 (à l'échelle du département le plus souvent)
    PQ : Zone à autonomie d'acheminement (ZAA, un CAA par zone)
    MCDU : Identifiant de l'abonné/ligne sur le commutateur

    Ce schéma ne tient bien évidemment pas compte de toute portabilité du numéro, ce cas étant abordé dans une note ci-dessous.

    Il existe plusieurs exploitant de lignes téléphoniques commutés en France, même si France Télécom reste le plus connu:

    0: (réservé) Opérateur longue distance (France Télécom) et opérateur par défaut (présélection)
    1: (réservé) Préfixe pour les numéros d'urgence
    2: Libre (Anciennement réservé par LD-com)
    3: (réservé) Préfixe pour les numéros courts
    4: (réservé) Télé2
    5: Libre (Anciennement réservé par Omnicom)
    6: Libre (Anciennement réservé par Esprit Télécom)
    7: (réservé) Cégétel puis Neuf-Cétégel
    8: (réservé) France télécom
    9: (réservé) Neuf Télécom puis neuf-Cégétel


    Les zones géographiques maintenant, dont l'identifiant suit celui de l'exploitant de la ligne sont au nombre de 5 en France métropolitaine:

    1: Région parisienne
    2: Quart Nord-Ouest
    3: Quart Nord-Est
    4: Quart Sud-Est
    5: Quart Sud-Ouest

    Cependant, il existe aussi des identifiant ne représentant pas une zone géographique (en raison de la nature même des abonnés qu'ils représentent):

    6: Numéro Mobile
    8: Numéro à tarification spéciale (les 0 800 sont gratuits par exemple)
    9: Plage créé en décembre 2005 pour attribuer des numéros aux lignes VoIP interpersonnelles en libérant la plage 087x initialement occupée.


    Le reste des variable du numéro de téléphone n'est bien sur pas listable et dépend de la configuration du réseau de chaque exploitant.


    La portabilité des numéros téléphonique est une opération qui permet de changer d'opérateur de boucle locale (dans le cadre de la téléphonie fixe) ou d'opérateur mobile (dans le cadre d'un contrat mobile) tout en conservant le même numéro d'abonné.
    Cette opération étant, l'identifiant d'exploitant est alors faussé puisqu'il ne s'agit pas de celui du nouvel opérateur mais bien de l'ancien (puisque vous en changez pas de numéro).
    Depuis déjà quelques années, des mesures ont été prises par le régulateur, l'ARCEP, pour faciliter cette opération (considéré comme un frein à la libre concurrence puisque normalement compliquée) aux abonnés.

    Sur le plan purement technique, puisque c'est ce qui nous intéresse ici, cette opération implique la mise en place de véritable règles de "routage" primant sur le fonctionnement normal du RTC. Le numéro ainsi porté ne comportant plus d'informations valides quant à l'itinéraire à emprunter à travers le réseau, les commutateurs doivent contacter une base de donnée pour savoir si ils peuvent se fier aux informations qui sont fournies.



    Il faut savoir qu'en France, à la différence des abonnements mobiles, un abonné à un service de téléphonie fixe paye un abonnement pour avoir son numéro d'abonné (ou la tonialité sur sa ligne, ce qui revient au même), sans aucune prise en charge des frais engagés pour téléphoner (ceux-ci étant facturé à la minute dans le cas général).

    Cependant, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence, ce même abonné pourra choisir un autre prestataire pour la facturation de sa consommation (ce prestataire pouvant proposer des forfaits ou des tarifs plus attractifs). Dans ce cas, il payera donc deux abonnements : le premier pour la mise et le maintient en service de sa ligne (à France Télécom) et le second pour sa consommation téléphonique.
    Cette opération s'appelle la présélection.


    III. La partie ADSL
    Le raccordement d'une ligne (la construction) à l'ADSL modifie un petit peu ce qui à été évoqué dans le I. En effet, lors de l'installation de l'ADSL les techniciens de FT installent non seulement un DSLAM mais aussi des têtes d'accès DSLAM et de renvoi DSLAM sur la partie horizontale du répartiteur. A quoi sa sert? ne doit-il pas juste y avoir une tête d'envoi vers le DSLAM? Non, parce que le rack du DSLAM contient aussi les filtres séparant les gammes de fréquences de la ligne, c'est pourquoi il est nécessaire d'envoyer la paire venant de chez le client pour séparer au niveau du DSLAM les hautes et basses fréquences. Les hautes étant traités par l'équipement et les basses étant renvoyées (voici l'utilité de la tête de renvoi) vers le répartiteur d'où elles seront redirigées vers un commutateur (comme vu dans la première partie). Ce cas est bien sur dans l'absence de dégroupage total car lorsque l'on se trouve dans ce cas, la paire client est directement envoyées vers la salle opérateurs tiers de colocalisation par le biais d'une tête spéciale de la partie horizontale (lors d'un dégroupage partiel, FT peut installer un rack de filtres afin de garder de bout en bout la partie analogique de la ligne et de ne fournir ainsi que la partie hautes fréquences, ADSL, à l'opérateur tiers).


    Lors du dégroupage de votre NRA par tel ou tel opérateur, FT à obligation attribuer un espace pour entreposer les quelques nouveaux DSLAM (à l'heure actuelle, NOR75 compte 30 DSLAM rien que pour Free, bonjour la taille de la salle). Cet endroit est appelée à tour de rôle "salle de dégroupage", "salle de colocalisation", etc...
    On y trouve une réplique de ce que fait France Télécom dans des dimensions plus importantes : un répartiteur, des DSLAM et des batteries de secours.
    C'est dans cet endroit que sont raccordés les lignes des abonnés dégroupés vers le réseau de leur opérateur respectif.

    L'accès à ces salles est aussi réglementé que l'accès aux NRA mêmes : Seuls les techniciens des opérateurs alternatifs et France Telecom lui-même peuvent y pénétrer.


    1.)On trouve des DSLAM...
    Pour commencer, une petite photo, ça sera plus facile de comprendre ce qui est expliqué ici.

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=73

    Comme vous pouvez le voir ci-dessus, un DSLAM n'est qu'un vulgaire rack divisé en deux parties : la partie filtres (située en haut ici il me semble) et la partie cartes ADSL (des modems, le pendant de votre livebox si vous êtes chez Orange, situés dans la partie inférieure). Ce n'est pas très technique comme point de passage puisqu'il se contente de récupérer le trafic de toutes les lignes qui y sont raccordées, de le multiplexer, pour l'envoyer sur un lien de grande capacité rattaché au réseau (ou les données sont soit transmise suivant le protocole IP ou ATM). Le point important à retenir est que c'est bien le DSLAM qui sépare le trafic ADSL du reste grâce au filtre (qui ne se trouve pas au niveau du RE comme on pourrait le penser).

    D'autre part, la répartition géographique des DSLAM n'est pas faite par ordre d'importance des NRA (contrairement aux opérateurs alternatifs qui dégroupent prioritairement les points les plus denses). En effet, FT à établit un déploiement maître-esclave sur son réseau : des sorte de sous-DSLAM sont établis dans des NRA (pas forcément les moins densément peuplés) et rendent ainsi des comptes d'abord à un DSLAM maître (donc plus important, en capacités, en fonctionnalités...) avant d'envoyer leur trafic sur le BAS. Ce principe est probablement conçu pour des raisons économiques.

    2.)... et parfois des BAS
    Lorsque l'on se trouve dans un bâtiment important, il arrive que des BAS y soient hébergés (qui ne gèrent bien sur pas le seul NRA dans lequel nous nous trouvons mais bien toute la région alentour). Les BAS sont des équipements dédiés à l'ADSL qui récupèrent le traffic issu des DSLAM (eux même le distribuant aux clients). En apparence, si il n'y avait pas l'étiquette les désignant comme tels, on aurait du mal à les différencier du reste des racks présents dans de telles salles d'hébergement. Le BAS possède une connectivité de plusieurs Gbits/secondes au vue de sa fonction locale (rarement, que dans les grandes villes) voire régionale (souvent). Sur la photo ci-dessous, on remarque bien que le smartEdge de RedBack propose la même configuration qu'un DSLAM : cartes "clients" devant puis liaison uplink derrière (un des des deux gros câble 72FO à l'arrière, dépassant des gaines vertes).

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=74

    Bien entendu, les deux type d'équipement mentionnés ci-dessus sont "optionnels", au sens ou on ne les trouve pas dans tous les NRA France Telecom

    IV. La transmission
    La transmission est un domaine très vaste qui regroupe tout ce qui est transité hors du NRA. Que ce soit les communications classiques voix ou l'ADSL, tout est dans le même paquet et sur le même réseau au sortir du batiment. Ce réseau justement est un point clé de l'architecture FT puisque sans ce dernier vous ne pourriez qu'appeler vos voisins et faire d'internet un banal réseau de quartier. C'est une véritable ouverture vers l'extérieur.
    Plusieurs éléments le compose, par exemple le RE optique qui est chargé de répartir les ressources en fibre optique à tous les équipements qui en ont besoin.

    1.)Le répartiteur optique
    Le répartiteur optique joue sensiblement le même rôle que le répartiteur cuivre à une différence près : il répartit de la fibre optique provenant du réseau vers des équipements ADSL, de commutation ou de transmission (ou l'inverse, suivant le sens dans lequel on se place). Cependant, ici, pas de partie horizontale : tout est vertical puisque les câbles multi-fibre arrivant du réseau sont raccordés derrière les têtes alors que ceux provenant des équipements sont connectés directement à l'avant. Il n'y a donc pas de jarretiérage (sauf dans le cas ou deux têtes de réseau sont mises en rapport).

    http://www.infos-reseaux.com/photos/getimg.php?id=192

    Il n'y a aucun traitement de l'information qui circule sur les fibre dans cet endroit. On peut juste y faire de l'amplification si le signal est trop faible.

    Cet article touche à sa fin et en conclusion, je vous propose un schéma récapitulant tout ce qui est évoqué ici. En espérant que tout cela est plus clair pour vous.


    Cliquez ici pour voir le schéma
    Nécéssite Flash Player / Zoomez à l'aide du menu contextuel

    François Lacombe
    Pour aller plus loin...

    Liens externes: